
Dans cet article
Depuis la loi du 19 novembre 2024 sur les meublés de tourisme, dite loi « Le Meur », la déclaration en mairie change de forme pour tous les hébergeurs. Voici ce qui s'applique en 2026 à un gîte, une maison de vacances ou un appartement loué aux voyageurs, et les erreurs qui coûtent cher.
Tout logement meublé loué à une clientèle de passage, à la nuit, à la semaine ou au mois, sans y élire domicile, est un meublé de tourisme. Cela couvre les gîtes, les maisons et appartements de vacances, les locations Airbnb, qu'il s'agisse de votre résidence principale ou d'un autre bien.
Les chambres d'hôtes relèvent d'une déclaration distincte (voir notre article ouvrir une chambre d'hôtes).
Jusqu'ici, deux régimes coexistaient : une simple déclaration (formulaire Cerfa 14004) dans la plupart des communes, et une déclaration avec numéro d'enregistrement dans les villes qui l'avaient instaurée. La loi de 2024 généralise le numéro d'enregistrement à toutes les communes, via un téléservice national, au plus tard au printemps 2026.
Concrètement :
Si vous aviez déjà un numéro, il reste valable. Si vous n'aviez fait qu'une déclaration simple, renseignez-vous auprès de votre mairie : la bascule vers le téléservice se fait commune par commune.
Votre résidence principale (celle que vous occupez au moins huit mois par an) peut être louée aux voyageurs au maximum 120 jours par an. La loi de 2024 permet aux communes d'abaisser ce plafond à 90 jours. Au-delà, le logement n'est plus considéré comme votre résidence principale.
Dans les grandes villes et les communes touristiques classées en zone tendue, louer un logement entier (hors résidence principale) aux voyageurs demande une autorisation de changement d'usage, parfois assortie d'une compensation ou de quotas. La loi de 2024 élargit les outils des communes : quotas d'autorisations, zones réservées à l'habitation principale dans les plans d'urbanisme. Un gîte rural n'est en général pas concerné ; un appartement en ville ou en station, oui.
Le règlement de copropriété peut interdire la location de courte durée. Les copropriétés peuvent désormais l'interdire par un vote à la majorité des deux tiers, et vous devez informer le syndic de votre déclaration.
La loi de 2024 étend le diagnostic de performance énergétique aux meublés de tourisme : une classe minimale est exigée pour les nouvelles autorisations en zone tendue, et l'ensemble des meublés devra atteindre la classe D d'ici 2034. Si votre bien est classé F ou G, anticipez les travaux.
La déclaration n'est que la première démarche. Pensez aussi à :
Louer sans déclaration ou sans numéro d'enregistrement, dépasser le plafond de jours, ou louer sans autorisation de changement d'usage expose à des amendes civiles qui vont de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros selon le manquement, et les communes disposent de nouveaux moyens de contrôle (données transmises par les plateformes). Le jeu n'en vaut pas la chandelle : la déclaration est gratuite et prend quelques minutes.
Une fois le numéro obtenu, il doit apparaître sur toutes vos annonces et dans vos documents. Dans Otizi, vous le renseignez une fois sur la fiche du logement ; il figure sur votre site, vos contrats et vos factures, et vos statistiques vous donnent le nombre de nuits louées par an pour vos déclarations.
Non, elle est gratuite. Seul le classement en étoiles, facultatif, a un coût.
Oui. L'obligation ne dépend pas de la fréquence.
Non, sauf changement (capacité, adresse, usage). Mais les communes peuvent demander un renouvellement du numéro, en particulier pour les résidences principales : vérifiez la règle locale.
Les règles d'application de la loi de 2024 se mettent en place progressivement et varient selon les communes : vérifiez auprès de votre mairie et sur service-public.fr.
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